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À propos du CCP

Au CCP, 50 ans de culture dans l'entreprise - Saint-Nazaire

lundi 25 juin 2012


Ci-contre une photo de  :
L'un des derniers projets du CCP : le livre « Travailleurs de l'estuaire », éditions Cénomane. Des salariés de la région y racontent leur vie au travail, dans 81 petits textes illustrés de photos d'époque, écrits avec l'aide de l'écrivain Sylvain Coher.

Le Centre de culture populaire, association inter-comités d'entreprises, fêtera en 2013 le demi-siècle d'une idée : ouvrir des horizons culturels aux salariés de la région.

Depuis 1963

Un militant quinquagénaire qui n'aurait rien cédé de ses convictions mais qui, l'âge venant, n'aurait rien contre un peu moins de précarité matérielle et financière. Le Centre de culture populaire, qui fêtera ses 50 ans en 2013, c'est un peu ça. Ce n'est pas que cette association inter-comité d'entreprise, quasi unique en son genre, renie ses idéaux de jeunesse, bien au contraire. Promouvoir la culture sur les lieux de travail ou dans les salles de spectacle, pour ouvrir des horizons aux salariés : sa mission est la même depuis sa naissance en 1963.

Théâtre, livre et cinéma

Il n'y a que les supports qui aient un peu changé. A l'origine, le CCP était davantage tourné vers le théâtre amateur. Aujourd'hui, c'est davantage le livre, par la lecture et l'écriture, mais aussi le cinéma et l'audiovisuel. Pour prendre deux exemples récents, le CCP organisait dernièrement avec le Fanal une projection débat autour de Bleu pétrole, documentaire sur la raffinerie Total, avec la réalisatrice et le syndicaliste protagoniste du film. Et il vient de coordonner avec l'écrivain Sylvain Coher, l'édition d'un nouveau livre, intitulé Bord de mère (éditions Cénomane), ayant fait l'objet d'un travail collectif de recherche et d'écriture. Deux réalisations parmi beaucoup d'autres.

Besoin d'espace et de moyens

Le quinquagénaire se dit aujourd'hui « un peu surpris de voir cette belle entreprise, ce pari sur l'avenir, avoir survécu et s'être développé ». Mais au prix de combien de « nuits blanches », comme le suggère Serge Le Glaunec, président adjoint du CCP, en évoquant les soucis financiers récurrents. « Cinq salariés, c'est une grosse équipe quand on sait que chaque année, nous avons de quoi couvrir six mois de salaires ». Le budget finit toujours par s'équilibrer mais, sauf à explorer de nouvelles voies, « cette situation ne durera pas ». Et le CCP, hébergé dans une maison derrière la mairie, se verrait dans des locaux plus spacieux, plus dignes de l'équipe et du public.

L'année du demi-siècle

Voilà pour la toile de fond du cinquantenaire qui sera fêté toute l'année 2013. Les idées ne manquent pas. Un week-end de fête autour du 1 er Mai comme il se doit, occasion de réunir les pionniers du CCP, élus de CE, salariés, les politiques qui l'ont soutenu ; un colloque sur la culture et le monde du travail, un temps fort audiovisuel autour d'un hommage au cinéaste breton René Vautier, un prix Pelloutier spécial « polar » pour retrouver tous ces auteurs côtoyés lors du Festival du crime ou du festival Délits d'encre. Et puis aussi une publication élaborée, comme les autres, en ateliers d'écriture, à partir de témoignages sur ces 50 (premières) années d'histoire.

Jean DELAVAUD